Posté le 05/01/2011 à 00:00 dans la rubrique interviews
Bilan 2010, perspectives 2011 : plutôt que de s’arrêter à notre seul avis, on a demandé le sien au responsable marketing des jeux Microsoft en France.
Loin des clichés du responsable marketing en costard-cravate, Jérémy cultive un look détendu et une passion du déguisement. Jamais le dernier pour donner du sien, toujours prêt à se glisser, au chausse-pied si nécessaire, dans la combinaison du Masterchief pour amuser la galerie et faire passer le message, le responsable marketing des jeux Microsoft en France n’oublie pas qu’il travaille dans le jeu vidéo et qu’on peut réaliser un boulot sérieux sans se prendre au sérieux.

Il y a dix ans, pratiquement jour pour jour j’étais chez Sega et je travaillais sur la Dreamcast. Je m’occupais des jeux et de la manette comme chef de produit. Ensuite je suis entré chez THQ et ce, pendant presque six ans. J’ai eu de la chance d’y arriver à un moment où la politique éditoriale changeait un peu avec des produits un peu plus gamer, notamment sur PC avec du Warhammer 40K : Dawn of War, Company of Heroes, Supreme Commander, Stalker et sur Xbox avec Yager ou Full Spectrum Warrior. Et puis j’ai rejoint Microsoft il y a deux ans et demie.
Fable II, Gears of War 2.
Et puis aussi des produits un peu plus grand public comme Lips. On voulait commencer à élargir notre cible.
Alors, le titre officiel c’est responsable marketing des jeux Xbox et PC. Pour faire simple, je suis une sorte de chef d’orchestre sur les jeux aussi bien dans la partie marketing que communication. Je valide ou je réécris les textes des pubs, je fixe les quantités de jeux qu’on va mettre dans les magasins, le prix…
Il y a plusieurs paramètres. Ça passe évidemment par des études. Il faut bien sûr prendre en compte la qualité du jeu. Les studios et Microsoft nous donnent en amont un maximum d’informations pour jauger de celle-ci, la note globale qu’ils visent. Il y a tout de même en général une corrélation entre la qualité, la note et les ventes. Il arrive qu’il y ait des jeux avec de bonnes critiques qui ne se vendent pas. Mais en globalité les meilleures ventes sont celles des jeux les mieux notés. Ensuite on fait une double étude de marché qu’on appelle un Benchmark où on va analyser les ventes de produits similaires déjà sortis. Si c’est une suite, on regarde évidemment ce qu’a vendu le précédent, son cycle de vie (c'est-à-dire voir si tout s’est vendu lors du lancement ou si ça s’est fait plus sur la durée). On regarde les produits un peu concurrents. Et puis on analyse aussi le futur du marché. On visualise les produits qui vont sortir à peu près à la même période. Si un Forza sort le même mois qu’un Need for Speed, ça va avoir un impact sur les ventes. S’il y a un ou deux mois d’écart, moins.
Tout à fait. Par exemple, on a Denis Brogniart dans Kinect Sports. Avec l’équipe Xbox, on avait listé quelques noms qui pouvaient coller à l’esprit du titre et on a mis ça en place.
La pression et le type de travail évoluent, donc c’est forcément différent. Il ne faut pas oublier que la Xbox reste une partie de l’activité de Microsoft. Microsoft possède des process qui s’appliquent à l’ensemble et pas spécifiquement à la cellule Xbox. Cela peut être assez différent de ceux chez un éditeur qui ne fait que du jeu vidéo. J’ai dû apprendre une nouvelle façon de travailler, de voir les choses aussi. Le fait de travailler chez un constructeur change aussi un peu la donne. Typiquement, certains jeux doivent servir à vendre la console, à la marque Xbox. Lips est un bon exemple. On savait que le potentiel de vente sur le titre allait être limité parce que notre audience principale, assez gameuse n’était pas forcément en affinité avec le produit mais on y a investi beaucoup en termes de communication et de publicité. On était partenaires avec La Nouvelle Star, pour aider la marque Xbox à se faire connaître du grand public.
C’est difficile parce que comme je le vis au quotidien, j’ai toujours l’impression… En fait, on est tous un peu paranos dès qu’il y a une note qui ne nous plait pas [rires]. Il faut comprendre que les jeux sont un peu nos bébés aussi. Maintenant je pense qu’il y a une attente plus forte envers les constructeurs en général, parce qu’on se doit d’être des leaders, de montrer la voie et les capacités de nos machines. Je pense que Microsoft répond plutôt bien en ce qui concerne la qualité des produits. C’est peut-être le constructeur qui a les meilleures notes au global. Il nous arrive d’avoir des jeux un peu en dessous mais dans l’ensemble, on n’a pas trop à se plaindre. Les critiques nous attendent aussi parce que nos jeux sont souvent au-dessus de la moyenne.
Sur portable, l’arrivée de l’Iphone, l’Ipad vont chambouler un peu la donne. Il y avait déjà des prémices avec les téléphones portables mais on ne se rendait pas vraiment compte de l’avancée technique jusqu’à laquelle on pouvait aller. Sur console de salon, on voit qu’il y a maintenant trois marques bien installées avec pour la première fois, une sorte d’équilibre qui convient à peu près à tous. La Xbox 360 est leader des consoles HD, la PlayStation 3 se vend au final aussi très bien et la Wii est allée chercher une nouvelle audience, des nouveaux consommateurs. Personne n’est perdant pour le moment.
Le marché peut encore grandir. Après il faut aussi prendre en compte la concurrence du PC sur les titres de types MMO et Free to Play. Le marché du jeu vidéo ne fait que croître à tous les niveaux depuis des années. Jusqu’où ira-t-il, ça on n’en sait rien mais on a la chance d’être dans le secteur du divertissement, lequel a vraiment le vent en poupe depuis cinq, dix ans. Maintenant si on parle des jeux, ce Noël par exemple, c’est la première fois que cinq méga-blockbusters se disputent les parts de marché (FIFA, Fable, Assassin, Call of Duty, Halo)… est-ce qu’il va y avoir embouteillage, télescopage ? À un moment oui. À ça, il faut rajouter toutes les nouvelles franchises qui essayent avec plus ou moins de mal de se faire une place dans l’année (Bayonetta, Darksiders, Vanquish, Red Dead…). Il y a de plus en plus d’excellents jeux, il devient donc de plus en plus difficile de tirer son épingle du jeu.
Je n’arrête pas de dire qu’on a la télévision qu’on mérite, avec des programmes qu’on connaît de téléréalité qui cartonnent de plus en plus. La chance du jeu vidéo, c’est qu’on a les jeux vidéo que veulent les consommateurs et que ceux qui se vendent beaucoup sont aussi de très bons jeux. Après, en termes de créativité et d’innovation, c’est toujours une balance qui est difficile. Ce n’est pas parce qu’un jeu est innovant qu’il va se vendre. On essaye tout de même d’innover autant que possible, la Xbox est une console qui l’a constamment fait (l’intégration du disque dur, le Xbox Live, les nouvelles franchises…).
On essaye. C’est pas toujours facile. On a essayé de relancer par exemple Banjo-Kazooie, mais le concept n’a pas pris alors que le jeu est vraiment innovant. Les ventes n’ont pas suivi. Au bout d’un moment, il faut aussi en tirer les conséquences. Le joueur a tendance à se rassurer avec des franchises dont la qualité est connue. FIFA se vend toujours plus chaque année. Techniquement il ne révolutionne pas le football mais le jeu de base est régulièrement un peu revu et corrigé. On ne peut pas demander aux développeurs de tout changer à chaque fois.
On a basculé, comme beaucoup, du côté FIFA. C’est marrant, d’ailleurs, c’est sur Xbox que la bascule s’est faite en premier et le plus fortement. Ça nous laisse penser que le joueur Xbox est certainement le mieux informé du marché. Après voilà, on n’est pas figés, au final, on joue au meilleur jeu de foot. Si dans quelques années PES reprend la main, on rebasculera dessus sans problème.
Comme quoi, on essaye d’innover, avec un Project Kingdom chez Crytek dont nous non plus ne savons pas grand-chose, hélas. Maintenant on a une façon de communiquer assez différente de la concurrence. Notre communication se fait assez peu de temps avant la sortie du jeu quand d’autres annoncent leurs jeux des années plus tôt, laissant un sentiment d’abondance. Six ans pour un jeu de course, ça fait beaucoup quand même… Nous, on est sur un rythme d’annonce très américain, avec le Video Games Awards en décembre (mais je n’en sais pas plus pour l’instant) et évidemment l’E3 en juin à Los Angeles. Cette année, on a profité du Tokyo Game Show pour livrer une partie de nos projets un peu plus gamers sur Kinect. Le premier semestre 2011, on ne peut pas le nier, va être assez light en jeux Microsoft en magasins. Il faut en revanche compter sur des jeux Kinect, en particulier sur le Xbox Live Arcade. Notre focus 2011 va se faire à partir de la rentrée et de la fin de l’année avec Gears of War 3 et d’autres blockbusters prévus qui seront annoncés début 2011. J’attends en particulier de belles choses du Star Wars sur Kinect.

Ça va continuer comme ça avait déjà un peu commencé. Bungie n’a pas bossé tout seul sur Halo : Reach. On a monté le studio 343 il y a déjà pas mal de temps puisqu’il a bossé sur Halo : Waypoint et Halo : Legends. C’est lui maintenant qui va gérer la franchise Halo. Pas mal d’anciens de Bungie ont rejoint 343. Maintenant, savoir à quelle échéance on pourrait avoir un nouveau jeu Halo et sous quelle forme, je ne saurais dire ? Que les fans se rassurent, on ne laissera pas tomber une marque comme ça. Et puis l’année prochaine, c’est un peu les dix ans de Halo…
· L’occasion de sortir une version remastérisée de la trilogie ?
C’est quelque chose dont tout le monde nous parle depuis longtemps. Est-ce que ça arrivera un jour ? Je ne sais pas encore mais je vote pour !
Le succès commercial est un peu décevant par rapport à nos attentes mais mine de rien c’est un jeu qui s’est mieux vendu que beaucoup de grosses franchises au final. Dans le monde on est à un million de jeux vendus. Après il y a eu la période de sortie qui n’a pas aidé. Mais qui a été une grosse période d’embouteillage avec Red Dead Redemption, raz-de-marée pas forcément prévisible trois à six mois avant. Blur, Split Second, Prince of Persia, Lost Planet 2… Au vu de tous ces facteurs, ce n’est pas si mal. On ne l’a peut-être pas poussé avec les moyens suffisants et on l’a peut-être aussi mis un peu trop en magasins.
Toi je sais que t’aimerais bien un petit Perfect Dark…
J’aurais adoré aussi mais maintenant c’est un peu mort je pense. C’était aussi un de mes jeux préférés sur la première Xbox. Purement par nostalgie, j’aimerais bien voir ce que donne un Killer Instincts avec la technologie actuelle. Un Midtown Madness me ferait bien plaisir. J’avais passé des heures sur le précédent en Multi. Mais les jeux de bagnoles arcade peinent face aux jeux plus orientés simulation comme Forza, qui récoltent une bonne partie du marché. Ça me plairait bien de revoir un PGR, la licence appartient toujours à Microsoft.
Le studio n’appartient plus à personne… C’est un peu bizarre…
Revoir du PGR me plairait bien, mais pour en faire quoi ? PGR 4 avait commencé à élargir avec des motos etc… Moi je reste nostalgique peut-être de PGR 2. On a laissé tomber aussi RalliSport Challenge que j’aimais beaucoup. Mais pour ce qui est des sports mécaniques, je ne m’en fais pas trop.
On n’a pas vu plus que des intentions et quelques idées donc je vais rester assez prudent sur le sujet en attendant de voir comment cela va être intégré. Conduire avec Kinect pour les puristes de la simulation… ce n’est pas quelque chose de tentant. Maintenant, l’utiliser pour checker sa voiture sous tous les angles, pourquoi pas ? Après pour en revenir à notre catalogue, je pense qu’un vrai grand jeu d’action/aventure pourrait facilement trouver sa place. Je ne parle pas d’un jeu comme Fable…
C’est presque devenu une simulation de vie croisée avec du RPG, de l’action et de l’aventure. Il va moins loin dans les différents styles que des jeux dédiés à chaque genre mais c’est le seul à les combiner ainsi. C’est aussi pour ça qu’on a une audience beaucoup plus grand public sur Fable que sur la plupart de nos autres jeux gamers. Et un public très féminin aussi. Un public qui se retrouve un peu sur Assassin, pas pour l’action mais pour le côté esthétique, voyage, dépaysement… Après je trouve qu’il manque de jeux de plateforme. Où est passé Rayman par exemple ?
On a eu le fantastique Shadow Complex aussi sur le Live Arcade et Splosion Man pour en revenir à la pure plateforme…
J’imagine sans mal utiliser ma main dans un Alan Wake 2 potentiel pour simuler une lampe qui permettrait de dévoiler des inscriptions, des indices. Mais c’est un exemple parmi tant d’autres envisageables. C’est une nouvelle technologie. Les studios vont devoir l’apprivoiser, se l’approprier et nous trouver les meilleures applications possibles. Il faut leur laisser le temps. On ne peut pas adapter un jeu Wii ou PS Move à Kinect, il faut véritablement le penser spécifiquement. Steel Battalion en Kinect, annoncé au TGS, je signe tout de suite. Je m’imagine déjà comme Ripley dans Aliens avec son exosquelette géant (NDLR : on vous avait dit que Jérémy aimait bien se déguiser). Suda 51 qui développe un jeu pour nous, quand on connaît un peu la folie de ses créations (Killer 7 , No More Heroes…), on ne peut qu’être curieux du résultat. Je suis assez confiant. Child of Eden, on aime ou on n’aime pas, mais pour moi qui ai lancé Rez sur Dreamcast, un de mes jeux préférés de tous les temps, je suis quand même curieux de voir ce que ça peut donner en Kinect. On attend aussi pas mal d’Ubisoft, toujours à la pointe des dernières technologies pour nous étonner avec Kinect.
Pour changer on ne communique pas sur les chiffres par territoire. Notre objectif est de vendre cinq millions d’unités dans le monde avant la fin d’année. On est bien partis pour. La distribution est plus que satisfaite des ventes pour le moment. On vend aussi pas mal de jeux. C’est rassurant de voir qu’un grand nombre de personnes ne se limitent pas à Kinect Adventures ! là où sur Wii. Un des problèmes avait été que certains s’étaient contentés de Wii Sports pendant des lustres. Le trio gagnant au niveau mondial, c’est Kinect Sports, Dance Central et Your Shape. En France, et on en est très contents car le jeu est vraiment craquant, Kinectimals fait aussi bien que Your Shape. C’est rassurant aussi de se dire que la qualité paye, même sur des produits plus grand public comme celui-là.
Il suffirait juste de leur dire de calculer le nombre de calories perdues en jouant à Kinect. Avec Kinect on ne peut pas tricher ou simuler un mouvement, il faut vraiment le faire. Après qu’il y ait des similitudes dans les types de jeux proposés… Des jeux d’athlétisme, ça fait vingt ans que ça existe. Maintenant la façon de jouer à ces jeux a un peu évolué. Dance Central n’a absolument aucun précédent. C’est le premier vrai jeu de danse. Kinect capture tous les mouvements, ce n’est pas la même chose qu’appuyer avec le pied sur un tapis adapté ou agiter une manette. Après je peux comprendre le rapprochement, parce qu’il est naturel. Quand on voit les publicités de la Wii, on a l’impression qu’on bouge aussi pas mal. Mais dans la réalité on peut complètement tricher avec la Wii, pas avec Kinect. Il faut nous laisser le temps, la machine est sortie depuis trois semaines et elle a encore beaucoup à donner.
Microsoft a, je crois, déjà annoncé que Kinect serait ouvert pour le XNA (l’outil de programmation principal pour les jeux et applications indépendants sur Xbox et PC). C’est clairement la preuve qu’on va laisser aux développeurs pros ou en herbe l’occasion de se faire la main sur l’engin et de nous épater. J’ai déjà vu un robot qui se dirigeait grâce à Kinect. Je ne sais pas quand on arrivera à Skynet [rires]…
Je n’imagine pas Kinect utilisé par Microsoft uniquement sur la 360 pour le jeu à l’avenir.
Bon allez je vais m’en permettre cinq comme ça je serai un peu plus à l’aise. Je suis obligé de mettre Alan Wake parce que je suis un fan de ciné et que c’est le jeu qui m’a fait le plus flipper cette année. J’ai quand même vidé un fusil à pompe dans les feuilles d’un arbre juste parce qu’elles avaient bougé. J’ai autant aimé l’action que la partie aventure dans ce jeu. Je vais mettre Mass Effect 2 aussi, Darksiders qui a été une bonne surprise pour moi. J’avais commencé à bosser dessus à l’époque chez THQ et je suis fan de comics. Bonne action, bons puzzles. Après Dance Central parce que mine de rien, ça ne se voit pas comme ça, mais j’adore danser et c’est bien, ça me fait un peu bouger et je peux faire danser d’autres personnes à la maison. Et puis moins conventionnel, j’ai une petite faiblesse pour Sniper : Ghost Warrior parce que j’adore le snipe dans les FPS, et je ne pense pas être le seul. Pour moi c’est parfait : ramper pendant cinq minutes pour mettre juste une balle avec le petit effet ralenti suffit à mon bonheur.
Disons Starcraft II. Pas que ce soit mauvais, loin de là mais j’en attendais peut être trop et au final je me suis dit « tout ça pour ça ».
Bon Gears of War 3 évidemment parce que je suis un gros fan de Marcus et Dom. Je veux voir comment ça va finir. La nostalgie va me faire dire Marvel Vs Capcom 3 parce que je joue encore au 2 sur le Live de temps en temps. Xcom m’intrigue aussi. Je ne sais pas pourquoi, le look rétro me fait penser à un film de Christopher Nolan. J’attends aussi Heroes of Might & Magic VI sur PC. Mais j’ai déjà beaucoup de jeux en retard sur 2010.
Le marché du Live augmente année après année. Il y a de plus en plus de membres sur le Live, de plus en plus d’abonnés payants, de transactions. L’arrivée de la Vidéo à la Demande, de Canal +… Au début on nous regardait en nous disant « mais pourquoi allez-vous vous embêter avec ce genre de choses » ? Sept ans plus tard, on reste persuadés qu’on a eu raison de le faire, que la dématérialisation va prendre une grande importance dans un futur plus ou moins proche. Ça permet en outre de proposer des petits bijoux qu’on n’aurait pas vus en version magasin comme Limbo, Trials ou Shadow Complex. Ça permet de donner une chance à des produits qui ne l’auraient pas eue autrement.
C’est un vaste problème sur lequel on ne se mettra jamais d’accord. Il faut savoir qu’on est le seul marché, en France, à avoir des réseaux d’occasions aussi forts. Dans le disque ou la vidéo, il n’existe quasiment plus alors que dans le jeu, c’est l’explosion. Même les grandes surfaces s’y sont lancées. Le discours des magasins est d’assurer que s’ils ont pu se développer ainsi et permettre une telle distribution du jeu sur tout le territoire, c’est aussi en grande partie grâce au marché de l’occasion. On n’a pas de chiffre exact pour savoir combien de possesseurs vont avoir un jeu maintenant mais ce qui est sûr, c’est que les revenus qu’ils génèrent ne reviennent dans la poche ni de l’éditeur ni du développeur. Je comprends donc qu’ils cherchent à limiter ce marché. Maintenant, peut-être que le jeu vidéo ne se serait pas développé autant sans le marché de l’occase. Ce ne sera jamais manichéen.
· Ça va se réduire avec la dématérialisation car pas d’occase possible. Maintenant il faudrait tout de même que le consommateur en bénéficie aussi avec des offres moins chères puisqu’il va perdre ainsi son droit à la revente ainsi que l’objet matériel. Mais ce n’est pas encore le cas si on regarde les jeux vendus en même temps dans le commerce et sur le Xbox Live.
Si on était les seuls décideurs, tu imagines bien que c’est ce qui se passerait. Maintenant ce n’est qu’une question de temps pour qu’on trouve les bons équilibres pour satisfaire tout le monde.
Continuer à aller toucher de nouveaux publics et continuer à rassurer nos fidèles avec des jeux « classiques ». On perfectionne notre grand écart avec des jeux Kinect pour tous et du jeu gamer qui tache comme Gears 3 et d’autres choses annoncées bientôt.
142 billet(s) et 383 commentaire(s)
Le blog officiel de la rédaction de Xbox 360 Magazine.