Hawken : On y a joué pc
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2013, à défaut d'être l'année suivant la fin du monde, sera celle des robots de combat sur PC. Ce « on y a joué » se penche sur la bêta publique du jeu Hawken disponible depuis décembre 2012, et rencontrant un très joli succès auprès de milliers de joueurs en mal de vrais Mechs...

Depuis longtemps délaissé par bon nombre de joueurs, les jeux de robots de combat semblaient voués à disparaître à plus ou moins long terme. Pourtant, un vent nouveau semble souffler sur ce genre moribond avec, en ce début d'année, pas moins de deux futurs jeux de combat robotisés. Entre un MechWarrior Online tourné vers la simulation hardcore de blindés sur pattes, et un Hawken misant sur un gameplay typé arcade, les jours semblent être enfin radieux pour les fans de ces anthropomorphiques engins mécaniques. En plus, quand les deux jeux ont le bon goût d'être free-to-play, c'est un peu Noël jouant les prolongations !

 

Goldorak pour les nuls

Avec MechWarrior Online et Hawken, ce sont un peu deux écoles qui proposent leurs points de vue sur les affrontements fantasmés de robots armés. D'un côté la « simulation » avec tout ce que cela comporte pour MechWarrior Online et de l'autre, l'accessibilité immédiate d'un jeu d'arcade avec Hawken. Ce dernier, un peu à la manière d'un World of Tanks, minimise les commandes et autres lourdeurs d'une simulation pour se concentrer uniquement sur l'essentiel d'une guerre robotisée : le combat. En découle un jeu très simple à prendre en main, comme son homologue chenillé de Wargaming.net, et vous jetant dans l'action sans autre forme d'apprentissage (ou quasiment). S'en suivent des batailles très nerveuses qui vont tout de suite vous rappeler les échauffourées bien bourrines d'un Call of Duty ou d'un Counter Strike. Autant dire que l'accessibilité est au cœur du jeu. Après pour le skill qui va avec, c'est autre chose... Mais revenons en aux bases du titre et à nos premiers pas sur cette bêta. 

 

Counter-Mechs-Strike

Les première minutes sur Hawken sont assez rapides. Ne disposant d'aucun crédit (à moins que vous ne passiez par la case carte-bleue), vous n'aurez d'autre choix que de sélectionner un premier robot de base. Ressemblant plus à un vieux poste cathodique doté de membres qu'à un fier robot tiré d'un anime japonais, ce que votre boîte de conserve aura en laideur, elle le compensera en facilité de prise en main. Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si ce robot léger est proposé au départ. Il est facile à manier et moyen aussi bien en attaque qu'en défense. Il a de plus le mérite de ne pas être trop lourd et donc, de ne pas disposer d'un inertie de folie. Pour les contrôles de base, en plus des deux armes équipant votre engin, vous pourrez utiliser une touche pour sauter/voler et une autre pour dasher latéralement/avancer/faire demi-tour. Ne reste qu'une touche pour réparer votre robot et une autre pour utiliser objets spéciaux. Autant dire que pour un jeu de Mecha, on a vu bien plus compliqué jusque là ! Enfin, tout cela, vous allez le jauger très rapidement sur les champs de bataille. Pauvrement fourni de ce côté là, avec seulement cinq cartes, le jeu vous proposera 4 modes de jeux. : les classiques matchs à mort seul ou par équipes qui n'ont vraiment aucun intérêt, ainsi que les très plaisants « Missile Assaut » et « Siege ». Pour le mode « Missile Assault » qui n'est en fait qu'une déclinaison du classique mode Domination, vous devrez vous battre pour capturer trois lance-missiles sur la carte qui une fois dans votre giron, tireront sur la base adverse pour la détruire. L'occasion de tester le jeu en équipe qui sera la pierre angulaire de la réussite ou non de la partie. Le mode « Siege » bien plus original, vous demandera dans un premier temps de récupérer des cellules d'énergie pour faire décoller votre vaisseau qui ira alors attaquer la base adverse. Vous devrez ensuite capturer au centre de la carte un système de défense anti-aérien pour détruire le vaisseau adverse ou bien protéger le vôtre. Là encore, la cohésion d'un groupe homogène vous permettra de récolter la victoire. Comme toujours dans les jeux multijoueurs, c'est avant tout la qualité des joueurs que vous rencontrerez et leur sociabilité qui feront de Hawken une bonne ou une mauvaise expérience de jeu. A titre d'exemple, après avoir enchaîné des parties sans saveur, je me suis retrouvé dans une équipe où les joueurs jouaient enfin ensemble (mention spéciale pour le chat vocal d'une très bonne qualité) et dans ces moments là, le jeu devenait vraiment plaisant à pratiquer.

 

Play to Win ou Pay to Win ?

Vous l'aurez compris, sur le papier, Hawken à de quoi séduire. Surtout qu'il ne risque pas d'effrayer le néophyte en choisissant un classicisme vu mille fois dans beaucoup de FPS. Ainsi, chaque victoire, nombre de morts, capture etc vous permettront de glaner de l'expérience et des points à répartir dans trois arbres de compétences (attaque, défense et mouvement). De quoi vous confectionner un robot collant au plus près à votre manière de jouer. Classique, Hawken l'est aussi dans sa progression qui récompensera les meilleurs joueurs avec des points (crédits Hawken) pouvant servir à acheter de nouveaux robots (répartis dans trois classes). Seul hic, chaque robot valant 6410 crédits Hawken dans le jeu, les joueurs seront très vite tentés pour éviter une trop lente progression, de sortir leur carte bleue pour acheter des crédits « Meteor». Bon, vous me direz on n'est pas obligé, mais vous allez très rapidement vous rendre compte que votre robot de base, quoi que fort sympathique, va très vite montrer ses limites faces aux autres mastodontes du jeu. Dans le même ordre d'idée, les différentes partie du robot (châssis, bras etc) ne pourront être changées que contre ces fameux crédits Meteor, et uniquement ces crédits. Un choix étonnant. Alors au final, le jeu est-il voué à ne récompenser que les joueurs fortunés au détriments des joueurs « classiques » ? Non car vous aurez beau mettre un monstre surpuissant dans les mains d'une quiche, cela ne restera qu'une quiche surpuissante ! Allez, arrêtons là le fatalisme et laissons une chance à ce joli free-to-play qui ne demande qu'à être peaufiné pour devenir franchement fréquentable. Rendez-vous cette année pour tester définitivement la bête une fois sa sortie en bonne et due forme effectuée.



Emmanuel Villalba 


Le 08/01/2013 à 11:04:50 - Par Emmanuel Villalba @ManuJVN


Hawken : On y a joué : Les images

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