Multi Affaire du collégien de Beauvais : les jeux vidéo accusés

Publié par
Jean-Baptiste Pochet
Le 18/11/2009
à 08h05 réagir

Les jeux vidéo ont (évidemment…) été mis en cause dans le drame évité d’hier.

 

Vous n’êtes pas sans savoir qu’un collégien de Beauvais a tenté hier de se rendre dans son établissement scolaire armé d’un fusil de chasse, ce afin de tuer ses professeurs. Les médias étant très friands de ce genre de faits divers, l’information a tourné en boucle un peu partout, avec bien sûr les différents journaux télévisés qui y sont allés de leur reportage. Et comme pouvait le craindre la communauté vidéoludique, l’amalgame avec les jeux vidéo est une fois de plus de rigueur...

Le grand gagnant est cette fois France Télévisions (TF1 n’est pas tombé dans le piège) qui ne s’est pas privé pour associer notre média favori à ce drame évité. Sur France 2 d’abord, à 20h, avec David Pujadas qui ouvre son journal sur cette affaire. Et voici ce que l’on peut entendre vers la fin du reportage :

« Dans son collège, il est décrit comme un passionné de jeux vidéo de guerre. »

Ce n’est pas comme si nous n’étions pas habitués à ce genre de remarque, et ce n'est même pas le pire... En effet, sur France 3, c’est la gratuité avec laquelle les termes "jeu vidéo" sont utilisés qui choque. Le reportage à ce sujet commence à 9mn20, avec cette phrase qui vient de nulle part et qui clôt presque la vidéo:

« Considéré comme un bon élève, le collégien était aussi adepte des jeux vidéo. »

Comme énormément de collégiens, soit dit en passant. En lisant cette phrase, on s’imagine dans les locaux de France 3 avec les journalistes qui rajoutent la mention "jeux vidéo" à la dernière seconde, parce que ça fait mieux.

Panneau armes interditesUne fois de plus, donc, les médias insinuent que les jeux vidéo sont à l’origine de ce fait divers, alors qu’un tel comportement est dû à un mal être de l’adolescent (les journalistes le disent eux-mêmes, d’ailleurs). Mais le pire reste peut-être que l’on ne reproche à aucun moment à la famille le fait qu’une arme à feu et des munitions soient à disposition dans leur domicile. On peut évidemment tuer quelqu’un en lui rentrant une manette dans l’oreille jusqu’au cerveau, mais jusqu’à preuve du contraire, c’est moins létal qu’un fusil de chasse…

La société actuelle est encore loin d’avoir cerné les jeux vidéo qui ne sont qu’un divertissement au même titre que le cinéma, la musique ou la littérature. L’évolution des mentalités passe par nous, joueurs, qui devons être des porte-paroles du jeu vidéo auprès de notre entourage, ce en rappelant que le jeu n’est pas l'élément déclencheur de tels drames, et que c’est un mal être de la personne qui peut entraîner de tels comportements meurtriers.

Enfin, on ne rappellera jamais assez qu’il y a des limites d’âge pour certains jeux, et que c’est principalement aux parents de contrôler ce à quoi leurs enfants jouent.

 
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43 commentaires
Le 18/11/2009 à 08h37
Iles medias sont tellemen stupide je ne regarde plus la tv de toute façon ! ma tv sert seulement pour les jv
 
Le 18/11/2009 à 08h41
 euh franchement les jeux vidéo n'y sont pour rien c'est plutot les parents qu'il faudrait engueuler
 
Le 18/11/2009 à 09h04
Bravo tout est dit dans cet article les jeux vidéo n'on aucune responsabilité la dedans sa passe par les parents, l'éducation et il ferai mieux de s'intérresser au loisirs de leur gamin, pour avoir plus de contrôle. Tout cela me sors de mes gonds.


 
Le 18/11/2009 à 09h14
Idem, tout est dit, maintenant le jeu vidéo est la cible la plus facile (plutot que de ce dire qu'on à foiré l'éducation de notre propre enfant ou de laisser des armes à ça porté).
 
Le 18/11/2009 à 10h06
oui et je rajouterais que les enseignes (micropugeoise entre autres) devraient respecter le PEGI !!! j'ai vu un gosse de 10 ans acheter avec sa mère ! GTA  le petit me disais qu'il le voulait depuis que ses grands cousins y jouaient...
 
 
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