Il y a trois jours à peine, on apprenait avec dépit que la commission européenne bloque le renouvellement du crédit d’impôt pour la production de jeux vidéo en France, ce genre d’aide étant interdite selon la loi européenne. Les autorités françaises sont actuellement en train de discuter de ce sujet avec Wouter Pieke, le directeur général de la concurrence à la commission européenne, et le débat est apparemment en train de tourner au vinaigre si l’on en croit Develop. Et pourtant, ce n’est pas faute d’essayer de convaincre Bruxelles avec des arguments de poids, ce qu’a notamment fait Guillaume de Fondaumière, le co-président de Quantic Dream (Heavy Rain) également big boss de la fédération européenne des développeurs de jeux vidéo.
Dans une lettre adressée à Pieke, il déclare que ce crédit d’impôt n’a pas nui à la concurrence en Europe, et qu’au contraire ça a ramené du travail sur le Vieux Continent comme Ubisoft qui a relocalisé le développement de certains jeux en France entre 2008 et 2011. Ce crédit d’impôt est d’autant plus important que le Canada est la nouvelle terre d’accueil des studios de développement, et de Fondaumière argumente que si le crédit d’impôt n’est pas renouvelé en France, Quantic Dream pourrait aller chercher son bonheur au Canada, tout comme bien d'autres studios.
En clair, la commission européenne n’a aucun intérêt à empêcher la France d’instaurer cette aide, et elle devrait même songer à l’étendre à toute l’Union Européenne pour contrer la mainmise canadienne. Mais bon, c’est beaucoup plus facile à dire qu’à faire, surtout en temps de crise…
Quantic Dream (Heavy Rain) envisage de quitter la France



