Cette preview de Mafia II nous laisse découvrir au total quatre chapitres du jeu. Le premier d’entre eux, correspondant au chapitre 2, s’intitule « La douceur du foyer ». Nous sommes le 2 septembre 1945 et Vito, en permission, revient chez lui à Empire Bay pour la première fois depuis deux ans. Son vieil ami, Joe, vient l’accueillir et l’invite à boire un verre. Très vite, il lui prouve qu’il a aujourd’hui le bras long, en parvenant à lui obtenir des papiers pour que Vito n’ait pas besoin de repartir faire la guerre en Europe. Une fois son verre vidé, notre héros décide de rentrer à pied pour rejoindre l’appartement de sa mère. En partie recouverte par la neige, Empire Bay (un mélange de New York et de San Francisco, avec certaines zones plus industrielles rappelant Détroit ou Chicago) offre une belle impression de vie. Les rues se révèlent animées et la circulation des voitures soutenue. Au cours de son trajet le ramenant chez lui, Vito tombe aussi sur d’anciennes connaissances avec lesquelles un dialogue s’enclenche automatiquement sans pour autant perturber sa progression (on peut ou non choisir de s’arrêter pour poursuivre la conversation). L’animation de la ville s’étend aussi à la présence d’un sans-abri ou d’un couple en train de s’engueuler dont on entend seulement les voix s’échapper d’un appartement. Ajoutée à une modélisation convaincante, l’ambiance d’Empire Bay s’avère pour le moins probante. Une fois arrivée à la maison, et après des retrouvailles heureuses, Vito ne tarde pas à découvrir que sa famille est criblée de dettes. Et bien que sa mère l’invite à trouver un travail honnête comme son père (aujourd’hui décédé et dont il ne veut plus entendre parler), son fils a une autre idée en tête. Le lendemain, Vito part donc rejoindre Joe pour commencer à faire du business...

Vito’s way
On le devine rapidement, Joe est celui qui va mettre Vito le pied à l’étrier. Pour payer les dettes de sa famille, ce dernier n’entend pas se ruiner la santé dans un boulot sur les docks de la ville. Le rêve américain ne semble accessible qu’en empruntant des chemins de traverse illégaux. Ainsi, si Vito veut s’offrir une voiture, il n’a qu’à se servir grâce au kit de crochetage fourni par Joe (il peut aussi recourir à une méthode moins discrète en brisant directement la vitre avant du véhicule). Ce premier chapitre jouable nous familiarise surtout avec la conduite des véhicules. La physique de ces derniers se montre plutôt réaliste (on peut rapidement en perdre le contrôle à grande vitesse) mais la relative lenteur des automobiles de l’époque rend les courses poursuites un peu moins dynamiques que dans un GTA, bien que des voitures sportives offrent un peu plus de sensations. Sur la route, la police se montre toujours aussi attentive au moindre de vos écarts. Doublez-les à trop grande vitesse, et ils n’hésiteront pas à vous mettre une amende. Même chose si vous grillez un feu rouge sous leurs yeux. Ce réalisme issu du premier Mafia se trouve donc reconduit dans ce second volet. Etant donné que le titre oblige à de longues balades en voiture, devoir respecter le code de la route peut parfois paraître un peu rébarbatif. Heureusement, pour de simples infractions de la route, la police se sème très (trop ?) rapidement et ne pose pas de réels soucis. Ce chapitre 2 est aussi l’occasion de passer par le garage où l’on peut y personnaliser sa berline (plaque d’immatriculation, couleur, jante…). Pour en finir avec les véhicules, citons également la possibilité de soulever le capot pour réparer momentanément une voiture peu endommagée. Ca peut toujours servir.

Place à l’action !
Après la conduite, le second chapitre proposé (le 5, intitulé « La Sulfateuse ») se focalise davantage sur l’action. Après avoir récupéré une MG 42, Vito, accompagné de deux autres coéquipiers, doit éliminer un groupe de mafieux ennemis. Posté à une fenêtre, la mission consiste à les prendre par surprise. Evidemment, tout ne se passe pas comme prévu et leur chef parvient à se cacher dans un bâtiment. S’en suit alors une course poursuite à pied où les gunfights se succèdent. Sur ce point, Mafia II s’annonce très réussi même s’il reprend dans les grandes lignes le système de GTA IV (le principe de couverture notamment). Une fois la mission terminée, la preview nous envoie directement au chapitre 9 (« Une vraie boucherie ») avec une particularité, six années se sont écoulées. Nous sommes alors en 1951. On retrouve Vito, les cheveux parfaitement gominés, dans les quartiers chics de la ville. Au cours de ces années, on le sent, il a pris du galon (son appartement et sa garde-robe le prouvent). D’ailleurs, après une mission d’infiltration dans les égouts pour s’introduire dans une boucherie où sont détenus des amis, Vito est finalement admis dans la Famiglia. Le dernier chapitre proposé, le 10, appelé « Service d’étage » demande de jouer les agents d’entretien afin de s’infiltrer et de déposer une bombe dans une salle de réunion où doit se réunir une famille adverse. Entre explosions et gunfights, les développeurs de 2K Czech montrent à l’évidence un réel savoir-faire et, comme dans le premier volet, plus l’action vire au carnage le plus total, plus on prend son pied.

Dans l’ombre de Liberty City ?
Janet Kolar a eu beau s’en cacher, en comparant davantage son jeu à un Alan Wake qu’à un GTA, Mafia II renvoie, sur de nombreux aspects du jeu, au GTA IV de Rockstar. Mais le titre de 2K Czech se différencie de ce dernier par sa linéarité, en proposant une histoire en continu et une liberté limitée (la superficie d’Empire Bay, loin d’être ridicule, ne se prête de toute façon pas à un jeu de type open world). Moins ambitieux, moins long (la durée de vie ne devrait pas excéder les quinze heures de jeu), moins riche (au-delà de l’aspect bac à sable, GTA IV s’impose aussi comme un brillant discours politique), Mafia II se concentre davantage sur son ambiance et son scénario que l’on espère captivant. Sur les quatre missions effectuées, l’ensemble ne paraissait toutefois pas se démarquer des clichés du genre, sans pour autant être dénué d’intérêt (on devine que la figure du père absent aura son importance). Globalement, la narration, en forme d’ascension infernale, semble s’inspirer en grande partie des films de Scorsese (Les Affranchis) et de Coppola (Le Parrain). Du classique mais on croise les doigts pour que la destinée de Vito parvienne tout de même à nous surprendre. Comparé au premier volet, on note déjà un bel effort sur la mise en scène des cinématiques mais aussi sur les dialogues du jeu. Surtout, on portera une attention toute particulière à l’évolution de la ville et des personnages puisque l’histoire se déroule sur plusieurs années. Il sera alors intéressant de constater des modifications esthétiques d’Empire Bay, mais aussi de celles plus psychologiques des protagonistes. Sur le plan graphique et sonore (ah les tubes de l’époque !), le jeu s’en sort également très bien même s’il ne devrait pas rivaliser avec les plus beaux titres du moment, malgré une agréable modélisation des visages (la cicatrice légère sur le visage de Vito). Si Mafia II ne s’annonce pas révolutionnaire, l’ensemble promet une expérience de qualité à l’image des missions, pas forcément très originales, mais véritablement bien foutues. Avec son histoire alléchante et en prenant place dans les années 40 pour nous faire traverser toute une décennie, on espère que Mafia II parviendra à combler toutes nos attentes. Réponse le 27 août prochain.


Preview de Mafia II


















vous auriez du faire une video stéréoscopique avec juste l'heure de la mise en ligne sans autre indice qu'un flingue qui fume ^^ màvous auriez eut le net du monde entier ... (rajoutez un compte a rebours et c'est top)
bref !
(pas de grosses sorties estivales ... mon dieu si un PCiste lit ça ..avec starcraft II... ^^)
le jeu a vraiment l'air bon...je suppose que la chapitre 1 sera pendant la guerre et fera office de didacticiel ...
de même si on peut soulever le capot pour reparer il est surement possible de le faire pour saboter un vehicule (d'un ennemi bien sur faut pas etre stupide)
je trouve ça plus alléchant qu'un GTA IV, le fait d'avoir une histoire plus linéaire mieux dirigée... Si le scenario tient la route ça peut etre plus agréable ..
et les petites touches de réalisme comme le code de la route sont les bienvenues ça permet de ne pas conduire comme un malade sans faire agffe parce que "c'est un jeu video"... le fait de se démarquer de GTA IV est une bonne chose. les fan du genre iront de tout façon l'acheter et les autres y trouveront un truc en plus ... (ou en moins selon les avis)
bref une bonne preview qui donne envie !