Multi Preview de PES 2011

Preview de PES 2011 - Pro Evolution Soccer 2011 - Multi
Publié par
Kévin Bitterlin
Le 04/08/2010 à 00h02 Réagir

Et si c’était vrai ? Et si 2011 était l’année de la réconciliation ? Et si PES parvenait à nous conquérir de nouveau ?

 

pro-evolution-soccer-2011-preview-92596Cela fait maintenant quatre ans que Konami nous assure que son PES va retrouver son lustre d’antan. Quatre années pour autant de désillusions. Seabass et ses hommes avaient beau assurer qu’ils redoublaient d’efforts, les promesses ne semblaient jamais tenues tandis que l’écart avec FIFA se creusait irrémédiablement. Les Japonais avaient-ils besoin d’un signe fort pour se mettre vraiment au travail ? Le fait que FIFA 10 se soit mieux vendu que PES 2010, chose qui ne s’était pas produite depuis les premières années de la PS2, a-t-il fait l’effet d’un électrochoc ? C’est possible. Surtout si on écoute les heureux élus ayant découvert la mouture 2011 en avant-première ces dernières semaines... Mais plutôt que de se fier à ces louanges a priori sincères, nous avons attendu la version preview pour nous forger notre propre avis. Un verdict là tout de suite ? Alors oui, Konami a beaucoup travaillé. Oui, PES est transfiguré par rapport à l’an dernier. Mais est-ce que PES 2011 est un jeu de foot exceptionnel ? Pour la réponse, rendez-vous en bas de page…

Les yeux et les oreilles

Le jeu est légèrement plus fin et mieux détaillé mais ce sont surtout les nouvelles animations des joueurs qui rendent l’expérience visuelle plus intéressante. Côté sonore, si la bande-son est customisable, ce n’est pas le cas des commentaires assurés par Margotton et Dugarry. Le duo est intéressant mais répétitif (« Va-t-il centrer ? Il peut centrer ! Il va centrer ! ») et souvent à côté de la plaque.



pro-evolution-soccer-2011-preview-92592La Master League ne connaît pas la crise

Avant de faire part de nos impressions concernant le gameplay, un petit tour du contenu proposé s’impose. En plus de ses modes de jeu traditionnels, Pro Evolution Soccer 2011 dispose de la licence officielle de la Copa Libertadores. Cette dernière prend la place de l’Europa League qui n’a semble-t-il pas été reconduite cette saison. La Ligue des Champions est, elle, toujours au rendez-vous, de même que le mode Vers une Légende et la Master League. En ce qui concerne le mode Vers une Légende, très peu de nouveautés sont à attendre, à part le fait qu’incarner un défenseur soit dorénavant possible. Notez aussi qu’il faut maintenant être attentif aux consignes que le coach donne avant les matchs. Pour l’exemple, sachez que mon joueur a été embauché par l’OGC Nice et que l’entraîneur m’a expressément demandé de passer la balle à Traoré dès que l’occasion se présentait. Seul hic, le joueur en question est une vraie chèvre. Le ballon lui était systématiquement confié et lui jouait perso et s’embourbait dans l’arrière-garde adverse. Bref, ces premiers matchs étaient très pénibles. On espère que cela s’améliorera au fil de la carrière.

Du côté de la Master League, les changements sont aussi plutôt rares et essentiellement d’ordre cosmétique. Toutefois, il semble que le réalisme fasse toujours autant défaut à ce mode de jeu. En effet, avec l’Olympique de Marseille, nous disposions d’un budget transfert à hauteur de 80 millions d’euros. Et seulement 12 millions ont suffi pour attirer Jeremy Menez et Karim Benzema. Quant à Cristiano Ronaldo, il a préféré rester au Real plutôt que de venir sur la Canebière par crainte de la concurrence à son poste. Mouais… Sachez enfin que la possibilité de disputer la Ligue des Masters en ligne n’a pas pu être testée lors de cette preview mais qu’elle sera bien présente dans la version finale du titre.


pro-evolution-soccer-2011-preview-92584Sur un air latino

Exceptée l’arrivée massive de clubs sud-américains, Copa Libertadores oblige, la base de données du jeu n’a pas beaucoup évolué. Konami n’est toujours pas parvenu à réintégrer la Bundesliga. Les gros clubs allemands, comme de nombreuses équipes issues de championnats mineurs, ne disposent du coup toujours pas de licences officielles. Il faudra donc encore passer des heures dans l’éditeur ou attendre les patchs correctifs non officiels pour pouvoir mettre à jour toutes ces données erronées. Pour en finir avec l’enrobage du jeu, sachez aussi que la bande-son est absolument atroce mais qu’il sera possible d’importer ses propres musiques via le disque dur de la console.

Côté interface, Konami a une nouvelle fois revu son design pour aboutir à des menus clairs et bien fichus. On pense notamment aux compositions d’équipes qui permettent de placer chaque joueur à l’endroit souhaité très facilement, grâce à un curseur de souris assez surprenant. Pour finir, en passant par les options, on s’aperçoit que l’on peut choisir d’afficher ou non des jauges de puissance pour les tirs et l’endurance. C’est aussi à cet endroit que l’on peut déterminer la vitesse du jeu. Par défaut, cette dernière se situe à zéro mais elle peut osciller entre –2 et +2. Si le résultat est sympathique et survolté à +2, on a plus de mal à comprendre l’intérêt du –2, si ce n’est donner un aspect sous Tranxen au gameplay.


pro-evolution-soccer-2011-preview-92587Football mousseux ou football champagne ?

Bon, c’est bien gentil tout ça mais qu’est ce que ça donne sur la pelouse ? La surprise est incontestablement la première réaction qui s’impose au joueur devant PES 2011. Le jeu n’a plus grand chose à voir avec la mouture précédente. Notamment parce que la quasi-totalité des animations ont été revues et modifiées. Les frappes de balle, les contacts (on peut voir les défenseurs essayer d’attraper le maillot adverse), les chutes spectaculaires et bien rendues, tout cela a été énormément amélioré. D’autre part, avec le nouveau système de passes, il faut quelques matchs avant de s’habituer à la gestion très manuelle des transmissions. L’avantage, c’est que chaque passe peut désormais être expédiée à l’endroit voulu, que ce soit dans les pieds ou bien dans l’espace et ce, sans avoir recours forcément à la passe en profondeur. L’inconvénient, c’est que des transmissions a priori simples, qui auraient fait mouche en temps normal, peuvent finir bêtement en touche ou dans les pieds adverses. Il faut donc constamment s’appliquer, ce qui confère au soft un cachet plus réaliste et plus simu que les années précédentes.

Pour donner corps à ce constat, il faut que vous sachiez que les premiers matchs disputés à la rédaction n’ont pas été très riches en buts. 1-0, 0-0, 0-1… Il a en fait fallu attendre plusieurs heures avant de voir enfin les buts pleuvoir. Et les frustrations initiales de s’évaporer, plus ou moins. Oui, plus ou moins parce qu’en dépit de ces profondes transformations de gameplay, PES 2011 ne nous a pas fait déborder de joie. Il y a plusieurs raisons à cela. Certaines peuvent paraître dérisoire, comme un système de penalty invraisemblable où la caméra ne se situe pas derrière le tireur mais reste dans sa position fixe depuis les tribunes. Horrible. Mais d’autres défauts sont plus profonds et l’on doute que la version finale parvienne à les corriger.


PES-2011-PS3-92845Messi l’extra-terrestre

Ces défauts sont multiples. Ils résident aussi bien dans les courses, le comportement de l’I.A., les pressings, les appels de balle, les contrôles, les gestes techniques, les sorties de gardien… Mais s’il fallait regrouper tous ces soucis sous un seul et même gros reproche, ce serait celui de la lourdeur globale du jeu. Oui, Pro Evolution Soccer 2011 dégage une impression balourde. Le titre manque globalement de fluidité et arrive même à nous exaspérer lors de certaines séquences, lorsque les joueurs mettent un temps fou à se retourner ou à venir défendre près du porteur de balle. Puisqu’on en parle, la défense souffre tout particulièrement de ce sentiment de lourdeur. Si l’on pouvait reprocher à FIFA 10 des contacts trop rugueux et des défenseurs semblables à des murs, PES 2011 propose l’inverse. A savoir des défenseurs trop patauds, qui ne tendent pas la jambe alors même que l’attaquant passe à quelques centimètres d’eux. Cette tendance s’observe encore davantage lorsque des joueurs comme Cristiano Ronaldo ou Messi ont le ballon. Et Cristiano, et Messi, sont tout simplement monstrueux par rapport aux autres. Avec des animations spécialement conçues pour lui, l’Argentin peut carrément mettre dans le vent une défense toute entière sans forcer, juste en changeant de direction et en profitant de cette vivacité qui fait cruellement défaut aux autres.


pro-evolution-soccer-2011-preview-92586Casual-dribbling

Pour finir, il reste à parler des tricks et des dribbles qui ont connu un profond remaniement. Sur le même modèle que FIFA, de nombreux grigris peuvent être effectués en maintenant la gâchette gauche et en titillant le stick droit. Mais avec chaque match, on peut aussi choisir quelques combinaisons de dribble et les enclencher à l’aide de la tranche de gauche et du stick droit. Concrètement, on peut attribuer la roulette de Zizou au combo L1 (ou LB) + Stick vers la gauche. Mais ce n’est pas tout. Le jeu permet en réalité de choisir jusqu’à quatre tricks qui s’enchaînent successivement dès lors qu’on enclenche le premier. Exemple : on décide que L1 + Stick vers le haut conduit à une roulette, puis à un passement de jambe, puis à un râteau, puis à un coup du sombrero.

Si l’idée est intéressante en théorie, surtout pour les joueurs occasionnels ou pour ceux qui ont juste envie de se la péter sans prise de tête, elle soulève néanmoins quelques fâcheries en pratique. D’abord, on ne peut apparemment pas stopper une série de tricks dès lors qu’elle est lancée. Même si on a déjà éliminé la défense avec deux dribbles, le joueur ira au bout de son combo et continuera son show dans le vide. D’autre part, il y a encore et toujours cette lourdeur latente, ce manque de fluidité flagrant qui nuit à la sensation de continuité dégagée par ces séries de dribbles. Lourd, oui lourd est décidément le leitmotiv qui ressort de cette preview de PES 2011. Même si les changements ont été bénéfiques, même si le travail effectué par Seabass et sa team est à saluer, ce Pro Evolution Soccer nouveau ne nous a pas enthousiasmé autant qu’on le souhaitait. Il ne nous reste plus qu’espérer que les prochaines semaines soient mises à profit pour gommer toutes les imperfections qui ne permettent pas, pour l’instant, à PES de surpasser FIFA à nos yeux.

 
  • Les dernières news
Voir
PES-2011-PS3-92839 -
PES-2011-PS3-92845 -
PES-2011-PS3-92841 -
PES-2011-PS3-92842 -
PES-2011-PS3-92843 -
PES-2011-PS3-92844 -
PES-2011-PS3-92840 -
pro-evolution-soccer-2011-preview-92595 -
 
  • Réactions
21 commentaires
Le 04/08/2010 à 00h57
Tain je suis le premier a te relire Kevin et c'est bien, et juste! Et tu sais qu'en vrai Benz ne viendra JAMAIS à Marseille!
 
Le 04/08/2010 à 01h17
Haha l'exemple des consignes avec Mahamane Traoré. On se demande pourquoi faudrait passer la balle à un gars qui ne joue même pas en vrai. Issa Nissa quand même, mais je la sens pas cette saison.

Le jeu de passe plus manuel et technique, on dirait que ça rentre en collision directe avec le Pro Passing annoncé sur FIFA 11. Intéressant dans les deux cas, j'ose penser que c'est principalement ça qui va renouveler l'intéret des jeux de foot cette année.

Par contre les stars surboostés, c'est vraiment à gerber, ça ruine d'ores et déjà le jeu en ligne puisque les adversaires random prendront les deux mêmes équipes (voir Chelsa/Real pour FIFA 10) et joueront de façon monomaniaques sur le joueur cheaté. J'ai d'ailleurs la même appréhension pour FIFA 11 et leur système de Personnalité +, supposé rendre les gros joueurs encore plus exceptionnels dans leur jeu.

Rien à battre, j'invoque mon 4-1-4-1 Casanova Superior en bêton armé triple couche d'adamantium. Mode Blokékip activé, formation you_shall_not_pass.
 
Le 04/08/2010 à 01h44
Pour la 4ème année consécutive, pas de jeu de foot pour moi.
 
Le 04/08/2010 à 02h03
Tout dependra contre qui tu vas jouer en online.

Sinon la Bundesliga est une exclue EA, vous devriez le savoir et aussi la Copa Libertadores ne remplace pas l'Europa League. Elle est toujours presente.
 
Le 04/08/2010 à 07h31

Sur cette génération, PES ne rattrapera jamais son retard par rapport au dieu de la simulation footbalistique: FIFA, qui, chaque anne creuse encore plus l`ecart!


 
 
  • Réagir
Infos

Pro Evolution Soccer 2011

Pro Evolution Soccer 2011
Genre : Sport
Editeur : Konami Computer Entertainment
Développeur : Konami Computer Entertainment
Distributeur : Konami Computer Entertainment
Date de sortie : 30/09/2010
Plate-forme :PS3
Voir la fiche du jeu
Infos
Jeu neuf :
23,98 €
Acheter ce produit
Occasion :
7,99 €
Autres versions du jeu :
Neuf : 24,89€
Occasion : 9,82€
Notes
Indiquez-ici votre degré d'attente :
Attente de la redac
Attente des membres
3 votes
Playlist
4 Membres
9 Membres
2 Membres