Le jeu nous a été présenté dans les locaux parisiens de Take 2, par son producteur François Coulon. Si son nom ne vous dit rien, sachez juste que c'est l'homme qui a créé Sam Fisher, rien que ça. Pas mégalo pour un sou, François a tout de même accepté de se faire interviewer, une entrevue que vous découvrirez dans une prochaine Hebdo. Il nous présente son jeu en parlant de narration, de jeu pour adulte, de morale ambigüe, et déjà ça nous plait !

Sous le sable, les pavés !
Pour mieux faire comprendre Spec Ops : The Line , on nous parle de 5 points forts. Tout d'abord, la narration aura une part importante dans ce TPS. Le jeu s'inspire du livre « Au coeur des ténèbres » de Joseph Conrad, qui a déjà donné naissance au film Apocalypse Now. On a vu pire comme référence. Ensuite, la ville de Dubaï, où se passera l'action, aura une place prépondérante, comme un symbole de l'ambition des hommes réduite à néant par la nature. Le troisième point justement, concerne le sable qui a recouvert la ville. Cela donnera lieu a des idées de gameplay assez malines, on vous en reparle plus loin. Ensuite, le quatrième point fort devrait être le jeu en équipe : votre personnage sera toujours accompagné de ses deux subordonnés, a qui vous pourrez donner des ordres simples. Mais tout ne se déroulera pas toujours comme prévu... Et enfin, le dernier point fort est l'aspect visuel du jeu. Mais là, on garde encore nos réserves. Certes, le jeu n'est pas aussi monochrome qu'on aurait pu le croire (sable + militaires = marron partout) mais ça manque un peu de finesse, surtout au niveau des visages.

Peur sur la ville
Après la présentation, nous avons eu la chance de pouvoir jouer pendant une heure et demi à Spec Ops : The Line . Le premier feeling est bon, la prise en main aussi. Rien de très nouveau, chaque joueur ayant passé quelques heures sur Gears Of War ou Uncharted retrouvera ses marques illico. On court, on se cache derrière des barrières ou des tas de pneus, on tire à l'aveuglette, vous connaissez le genre. Les armes répondent bien, les ennemis ne sont pas trop bêtes mais pas trop intelligents non plus, disons dans la moyenne. Les combats sont tendus, le level design assez varié et alterne entre les phases en extérieur et les intérieurs souvent luxueux des grands hôtels. Enfin, le petit truc en plus de Spec Ops, c'est le gameplay lié au sable. Si vos adversaires se trouvent juste en dessous d'une baie vitrée recouverte de sable, il suffira de tirer dessus pour que tout s'écroule sur eux. C'est plutôt marrant, et cela vous oblige à bien observer les décors. Enfin, la mise en scène et les dialogues sont très convaincants, les personnages sont crédibles et le scénario n'a rien de manichéen. Encore mieux : vos coéquipiers, si dociles au début du jeu, contesteront parfois vos ordres par la suite en cas de désaccord.

Chef oui Chef
Après avoir traversé quelques niveaux du jeu et après avoir parlé avec François Coulon, nous avons toutes les bonnes raisons de croire en Spec Ops : The Line. Si, dans le gameplay, on aurait aimé quelques surprises supplémentaires, le scénario et la mise en scène devrait en faire un titre à part. Dernière preuve : certaines scènes clés demanderont au joueur de faire des choix moraux qui influeront sur le moral de vos alliés. On en reparle lors de sa sortie, certainement juste avant l'été.


Preview de Spec Ops : The Line













Je ne suis pas sûr d'avoir été très clair donc à titre d'exemple est-ce que chaque "arène" peut être abordée de différentes façons ou est-ce qu'on nous incite très fortement à utiliser tel élément du décor pour se défaire des ennemis ?