Xbox 360Test de Bioshock 2

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Recommandé par JVN.COM

Passée la frustration de ne pas avoir eu droit à un titre aussi ambitieux qu’escompté, il faut bien se rendre à l’évidence : Bioshock 2 est un formidable FPS doté d’une ambiance remarquable et d’un univers toujours aussi accrocheur. Si cette suite ne fera pas date dans l’histoire du jeu vidéo, au contraire de l’épisode initial, elle demeure suffisamment maîtrisée pour s’imposer comme un des titres indispensables de ce début d’année.

  • Les plus
  • Rapture
  • Les séquences de récolte
  • Un final époustouflant
  • Les moins
  • Manque d’ambition ?
  • Les Big Sisters

Test de Bioshock 2 sur Xbox 360

Publié par
Kevin Bitterlin
Le 08/02/10 à 18h00 Régir

Il y a deux sortes de suites. Celles qui s’imposent d’elles-mêmes, que l’on attend avec impatience et qui permettent à une série d’aller toujours plus loin dans la performance (Uncharted, Gears of War, etc). Et il y a les suites casse-gueule, que l’on redoute de peur qu’elles dénaturent le soft initial. Peut-être plus que tout autre, Bioshock 2 appartient à cette seconde catégorie.

Bioshock-2-63107Le temps du faste et de la splendeur de Rapture est définitivement révolu. Dix ans sont passés depuis les événements survenus dans le premier épisode. La cité engloutie a périclité, elle n’abrite plus aujourd’hui qu’une horde de charognards, des âmes dévastées par l’enfermement et la folie. C’est dans ce contexte que l’on s’éveille. Delta, le Big Daddy originel, reprend vie après une décennie d’hibernation. Pourquoi ? Comment ? On ne le saura que bien plus tard dans l’aventure. Avant cela, il nous faudra retraverser les vestiges de Rapture. Andrew Ryan et Fontaine ne sont plus mais il reste Sofia Lamb, celle qui a « fabriqué » une nouvelle génération de petites sœurs. Trouver cette femme est le seul objectif que l’on se fixe, une cible nébuleuse à laquelle on s’accroche désespérément. Comme dans le premier épisode, notre personnage vagabonde sans aucun libre arbitre. Même si l’on saisit implicitement la relation fusionnelle qui unit un Protecteur à sa petite sœur, Eléanore en l’occurrence, le héros ne fait que suivre les directives et les doléances qu’il reçoit par radio. Si le personnage est différent – il n’est d’ailleurs jamais question de ce bon vieux Jack -, la narration n’a donc pas changé par rapport au premier épisode. Le joueur est toujours enfermé dans la peau d’un protagoniste sans consistance ni personnalité, mais à qui s’imposent néanmoins des choix moraux d’une importance fondamentale. Est-ce que je dois me montrer inhumain et me renforcer ? Ou faire preuve de bienveillance et en souffrir ? Ces décisions seront encore lourdes de conséquences, on s’en rend compte lors de la dernière heure du jeu, tout simplement magistrale de noirceur et de cruauté.

Le multijoueur

S’il n’a pas pu être testé en bonne et due forme à l’heure où ces lignes sont rédigées, le mode multijoueur de Bioshock 2 est plein de promesses. Outre une personnalisation de son avatar allant de sa tenue jusqu’à la sélection de ses armes et plasmides, le jeu offre plusieurs types de matchs : du chacun pour soi, des matchs en équipe, du « capture the flag » avec des petites sœurs en guise de drapeaux. Chaque mode de jeu reste fidèle à l’univers de Bioshock, ce qui devrait suffire à combler les fans de la campagne solo.


Une suite facile ?

Bioshock-2-63133Mais avant de profiter de ce finish époustouflant, il faut bien avouer que Bioshock 2 n’a pas réussi là où son prédécesseur nous avait bluffé. Les développeurs ont vraisemblablement dû faire face à un dilemme. Devaient-ils reprendre les codes du premier épisode ou au contraire s’en affranchir pour offrir quelque chose de radicalement différent ? Peut-être par manque d’inspiration ou par crainte de mal faire, 2k Marin donne l’impression de réciter les préceptes de Bioshock de façon académique, voire scolaire. Pour être clair, Bioshock 2 récite son Bioshock 1 à la perfection. La suite n’hésite d’ailleurs pas à reprendre certaines idées narratives du premier à plusieurs reprises. Une telle absence de prise de risque est quand même un comble, quand on se souvient que le premier volet s’était engouffré sur des sentiers scénaristiques à peine (jamais ?) défrichés dans le jeu vidéo. Bioshock jouissait d’un background extrêmement mature, complexe et cohérent. Il avait évoqué avec pertinence l’anarchie, l’autocratie, le maccarthysme ou le néo-nazisme. On constate avec regrets que cette suite a fait fi de toute la dimension politique qui conférait au soft son cachet si unique et grandiose. Certes, on se console en admirant une seconde fois cette oeuvre surréaliste qu’est Rapture mais on ne peut s’empêcher de penser que Bioshock 2 a fait preuve d’une certaine facilité. Et qu’il est en somme bien moins ambitieux que ne l’était l’original.

En apnée

Bioshock-2-63111Cette indéfectible sensation d’avoir affaire à un gros add-on (plus ou moins dix heures de durée de vie), on l’observe également en faisant attention à l’aspect technique du jeu. Si le jeu fascine toujours autant par la richesse et la somme de détails qui se dégagent de ses environnements, le moteur graphique n’a semble-t-il pas évolué en près de trois ans. Sans paraître datés (les effets aquatiques sont toujours impressionnants), les graphismes ne sont logiquement plus aussi fabuleux qu’ils ne l’étaient en 2007. Le constat est moins sévère en ce qui concerne la mise en scène. Le travail effectué sur l’ambiance est toujours aussi remarquable. C’est incontestablement le soin apporté à l’aspect sonore qui s’avère le plus impressionnant. La VF est d’excellente facture et l’on sent bien que chaque bruit, chaque magnétophone que l’on écoute, chaque cri qui résonne au loin a fait l’objet d’une attention particulière qui renforce le sentiment de persécution. Un sentiment légitime puisqu’en tant que Big Daddy, Delta est la cible privilégiée de tous les Chrosomes avides de cette substance appelée Adam. En fonction de ses actes et de son comportement vis-à-vis des petites sœurs, le héros peut également s’attirer les foudres des Big Sisters. Grande nouveauté affichée de cette suite, ces Protectrices sont aussi armées qu’un Big Daddy mais elle se révèlent autrement plus agiles. Malheureusement, leur importance décroît au fil de l’aventure et ce qui aurait pu être un boss récurrent aussi flippant que le Nemesis de Resident Evil 3 devient vite un ennemi basique.


>>>Page 2 : La farandole des armes

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  • Réactions
10 commentaires
Le 08/02/2010 à 18h36
Encore une little sister que je vais devoir adopté ^^
 
Le 08/02/2010 à 19h32
il a l air trop bien dem chez moi ^^
 
Le 08/02/2010 à 21h00
grave, dès que j'ai les thunes pour, il fera parti de ma ludothèque :P !!!
 
Le 09/02/2010 à 10h16
je l'ahete, cela fera 3 jeux neufs en 4 jours... oups le portefeuille
 
Le 09/02/2010 à 10h46
Le manque d'ambition est dommageable mais du moment que cela reste un bon fps, ça va.
 
 
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Infos

Bioshock 2

Bioshock 2
Genre : FPS
Editeur : 2K Games
Développeur : 2K Marin
Date de sortie : 09/02/2010
Plate-forme :Xbox 360
Autres plates-formes :
PC PS3
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Presse

Consoles + : 18/20
Joypad : 16/20
Magazine Officiel Xbox 360 : 18/20

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