Le champion en titre revient pour défendre sa couronne. A tout seigneur tout honneur, il débarque même quelques jours avant son rival PES, celui à qui il a ravi la ceinture toutes catégories des simulations de foot. C’était en 2007. Deux ans plus tard, FIFA n’a cessé de s’améliorer, par le biais de doses homéopathiques détectables uniquement par les passionnés du genre. Cette année aussi, FIFA 10 se présente globalement comme une grosse mise à jour. L’interface n’a pas évolué à l’exception de quelques sous-menus un tantinet plus clair. Les modes de jeu sont presque les mêmes bien que l’on note l’apparition du Virtual Pro (créer son joueur, lui apposer son propre visage et lui donner les stats que l’on souhaite) et d’un mode entraînement où l’on peut notamment travailler des combinaisons sur coups de pied arrêtés. Les modes carrières, que ce soit en équipe ou en Deviens Pro, ont connu quelques ajustements pour gagner en réalisme. Les transferts sont par exemple beaucoup moins farfelus qu’ils ne l’étaient dans le 09. Niveau graphique, FIFA 10 reprend au pixel près le moteur de son prédécesseur. Les joueurs sont plutôt bien modélisés tandis que les stades sont aisément reconnaissables. Petit bémol pour les spectateurs clonés qui s’agitent toujours de manière invraisemblable quelque soit la situation. Bref, inutile de s’attarder outre mesure sur l’emballage et concentrons-nous directement sur le gameplay, élément qui a su nous séduire et nous fasciner ces deux dernières années.
La quête de la perfection
EA Sports a compris une chose essentielle. Il doit s’appuyer sur sa communauté pour améliorer l’expérience de jeu. C’est en consultant les rapports et les avis des fans que le développeur a pu cibler les points sensibles du jeu. Il suffit d’un match ou deux pour se rendre compte des progrès accomplis. Les déplacements sont par exemple beaucoup plus souples et réalistes. Finies les courses absurdes des défenseurs qui se déplacent en crabe pour rattraper un ballon lancé dans leur dos. Les stoppeurs se situent de manière optimale pour relancer de la tête ou intercepter calmement un ballon. De manière générale, la gestion des déplacements a subi un coup de polish appréciable. Cette amélioration, on la doit essentiellement à l’implémentation des mouvements à 360 degrés. Messi et ses potes ne suivent plus seulement des axes de courses prédéterminés. Ils bougent désormais dans toutes les directions, ce qui augmente les possibilités de débordements et de dribble. Mais ne croyez pas que vous pourrez en profiter pour éliminer tous les adversaires les uns après les autres. Non, les caractéristiques de puissance et de vitesse ont été équilibrées. De façon à ce que des brutes comme Cristiano Ronaldo ou Ibrahimovic ne puissent plus perforer une défense en fonçant tête baissée. Les adeptes des percées en solitaire vont clairement devoir retravailler leurs fondamentaux et apprendre à rejouer plus collectif. Et ça, en dehors des intéressés, personne ne s’en plaindra.
Football champagne
Autre chantier important, la latence qui nuisait à la transmission du ballon. Souvent, les joueurs manquaient de réactivité lorsque l’on souhaitait jouer en une, voire deux touches de balle. FIFA 10 est autrement plus fluide que son aîné. En résultent des gestes techniques plus aisés à placer ainsi que des phases de jeu dignes du Barça, où le cuir passe de pied en pied sans aucune inertie ni temps mort. La physique de balle, jugée trop légère par le passé, a été un peu retravaillée. D’aucuns estiment que le ballon a encore tendance à flotter mais le résultat est suffisamment immersif et réaliste pour qu’on lui pardonne quelques égarements. Toujours dans l’optique de fluidifier le jeu, la règle de l’avantage est enfin dosée à bon escient. L’arbitre ne revient à une faute que si le camp victime n’est plus en possession du ballon. On remarque aussi que la possibilité de jouer des coups-francs rapides s’effectue désormais sans aucune animation superflue. Puisqu’on parle des coups-francs, regrettons qu’ils soient toujours si faciles à concrétiser en but. Avec un tireur doué, du genre Xavi, Giggs ou Ribery, on fait mouche sans se préoccuper outre mesure de la jauge de puissance ou de la trajectoire. Comme quoi, FIFA est encore perfectible…
Champion du monde
Ce n’est pas le seul point de détail sur lequel les esprits tatillons peuvent trouver à redire. Les collisions apparaissent encore comme saugrenues dans certains cas. Deux joueurs de la même équipe qui se télescopent sans raison apparente ou des attaquants qui esquivent des tacles pourtant ratés, les exemples ne manquent pas. Du côté des gardiens de but, on note une présence remarquable sur la ligne de but. Mais dès qu’il s’agit de sortir au devant d’un attaquant, c’est souvent la berezina. Les portiers sont trop lents à réagir et se font donc souvent lobés d’une simple balle piquée. En ce qui concerne les ballons aériens, les gardiens sont capables de boxer le cuir avec une force phénoménale, pour ne pas dire surréaliste. Enfin, en Deviens Pro, les partenaires ont toujours du mal à remonter proprement un ballon si vous n’intervenez pas. Ils redoublent les passes en retrait ou latérales alors que des opportunités se présentent à l’avant du terrain. Bon, stop ! Ne chicanons pas plus longtemps. Même si ces carences ne peuvent être passées sous silence, elles ne font pas le poids face à l’excellence et l’efficacité de FIFA 10. PES va devoir sacrément élever son niveau de jeu pour ne serait-ce qu’égaler la performance de son rival historique.
Kid Paddle : 18/20
PSM3 : 18/20
Test de FIFA 10






















cela dit, il est quand même trés plaisant!