Dernier né de la pléthorique série des Dragon Ball Z sur PS2, Infinite World est donc, comme tous ses aînés, un jeu de baston en “un contre un” mettant en scène une bonne partie des plus grandes figures de l'histoire de ce manga. Si la licence jouit d'une excellente réputation, tant auprès des fans du dessin animé que des amateurs de jeux de combat grâce aux séries des Budokai ou des Tenkaichi, l'édifice s'était pourtant quelque peu ébranlé avec le décevant Burst Limit.
Retour en arrière
Descendant direct de la lignée des Budokai, Infinite World laisse de côté les grands espaces ouverts tout en 3D de la série des Tenkaichi pour nous proposer des combats très classiques, à l'ancienne. Si l'idée n'a rien de scandaleuse, tant les deux écoles ont leurs avantages et leurs inconvénients, encore eut-il fallu proposer quelque chose d'un peu plus novateur à des joueurs souvent fidèles à la série. D'autant que les premières images de cet Infinite World ne nous avaient pas franchement laissés de marbre. Alors bien sûr, les combats en face à face contre un autre joueur sont toujours efficaces, mais, au bout du compte, il est difficile de vraiment savoir si cela est dû à la qualité intrinsèque du jeu, ou à une certaine forme de sympathie qui envahit nos coeurs d'adolescents éternels et marqués à jamais par cette galerie de personnages. Un petit tour par le mode solo nous permet vite de trouver la réponse: c'est bel et bien la nostalgie qui joue en sa faveur. Partant de l'idée, pas forcément bête, que le mode solo des jeux de baston (qui consiste la plupart du temps à affronter chacun des protagonistes du jeu les uns à la suite des autres) devait évoluer, Namco a choisi d'entrecouper les combats de petites saynètes et de minijeux, souvent inutiles et inintéressants. Attraper le singe débile de Kaiô, courir après on ne sait quoi, sauter dans des anneaux comme un kangourou, ou reproduire des mouvements à la Dance Dance Revolution sont quelques-unes des minijeux franchement rébarbatifs qui cassent le rythme des combats – et le moral par la même occasion.
Troisième déception
Ajoutons à cela la nécessité d'acheter tout ou partie de la progression du jeu (coups spéciaux, personnages supplémentaires, arènes de combat, etc.) à grands coups de zenis – ce qui oblige à passer pas mal de temps dans le mode solo. La plupart des joueurs décrocheront devant tant d'absurdités. Après Burst Limit sur consoles HD et Dragon Ball : Origins, dans un tout autre genre, sur DS, Infinite World, ses 45 personnages “achetables” et son mode solo ennuyeux au possible est donc la troisième déception consécutive estampillée Dragon Ball. Si la réputation de la série n'est pour l'heure pas directement menacée, il ne faudrait néanmoins pas que Namco tarde à nous sortir quelque chose de vraiment bien, histoire de mettre tout le monde d'accord et d'être compétitif avec les mastodontes de 2009, à commencer par l'attendu Street Fighter IV qui pointe déjà le bout de son nez.


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