Dragon Quest IX : Les Sentinelles du Firmament dsi,ds

Test de Dragon Quest IX

Le 22/07/2010

Si vous êtes amateurs de RPG un peu roots aromatisé à  la sauce 16 bits, alors vous connaissez forcément Dragon Quest. Cette série culte pour des millions de Nippons s’offre cette fois un neuvième épisode exclusif à  la DS, enfin accessible dans notre langue. Vous pouvez donc ranger votre dictionnaire de kanjis.

Par admin admin

Verdict de la rédaction

Dragon Quest IX, c’est l’épisode de la rupture dans la continuité. La série se modernise encore un peu plus, sans renier ses bases historiques, si bien que l’on a sûrement affaire au Dragon Quest le plus « abordable » jamais sorti. Rien de péjoratif, puisqu’on retrouve toujours cette exigence propre au genre, couplée à  une durée de vie phénoménale.

Les plus :
  • Une durée de vie à  toute épreuve
    La série se modernise dans le bon sens
    Multijoueur réussi…
Les moins :
  • …Mais uniquement disponible en wifi local
    Une seule sauvegarde par cartouche
Rédaction
  • 17
  • 20
Test de Dragon Quest IX : Les Sentinelles du Firmament

Dragon-Quest-9-90900Mine de rien, il s'est écoulé cinq ans entre les sorties japonaises de Dragon Quest VIII et Dragon Quest IX. Cinq ans nécessaires à  Level-5 pour mettre au monde un nouvel épisode dédié à  la machine la plus vendue sur le sol nippon. Rien d'étonnant, vu que la saga s'est toujours attachée à  tirer parti de la console dominante. Mais au fait, qu'apporte la portable de Nintendo à  une telle franchise ? En terme de prise en main, le minimum syndical : l'écran tactile n'a pas grande utilité et on se contente, 99% du temps, de la croix directionnelle. L'apport du double écran reste simple et efficace : l'action se déroule en bas et la carte de la zone s'affiche au dessus. à l'inverse, les combats défilent sur l'écran supérieur alors que l'on choisit ses attaques en dessous. Bref, du classique.



My hero



Mais nous ne sommes pas là  pour parler double écran tactile, les lignes défilent et il y a du boulot. On le sait depuis longtemps, Dragon Quest IX se veut l'épisode de la modernité. Orientation multijoueur oblige, vous êtes désormais obligé de passer par une phase de création d'avatar. Avec Akira Toriyama au design, ne vous attendez pas à  une variété de visages affolante cependant. Une dizaine de coupes de cheveux et autant de paires d'yeux sont proposées. Difficile, donc, de se créer un héros vraiment unique. Mais le fait d'imaginer son propre perso reste une réelle avancée pour la série. Et l'aspect créatif ne s'arrête pas là , puisque vous pouvez également modeler autant de compagnons que vous le souhaitez, qui vous suivront alors dans votre épopée en solo. à vous de définir leur look et, surtout, leur classe. Deux guerriers, un mage et un prêtre. Un voleur, un troubadour, un mage et un artiste martialÂ… Les combinaisons sont nombreuses. Inutile de préciser que la complémentarité des compétences reste indispensable et qu'une compagnie de quatre guerriers n'ira pas bien loin.



Les joies du quadriolisme



Dragon-Quest-9-90897Et ce mode multijoueur tant vanté ? Il fonctionne bien, très bien mêmeÂ… à condition de réunir deux, trois ou quatre DS et autant de joueurs. Uniquement local, le jeu à  plusieurs reste un vrai plaisir, que l'on aurait aimé éprouver également en ligne. Depuis une auberge, vous pouvez vous incruster dans la partie d'un camarade, ou l'inviter dans votre session. Seul l'hôte progresse alors dans le scénario, mais tout le monde profite de l'expérience, de l'argent et de l'équipement amassés. Chacun peut cependant vaquer à  ses propres tâches, avant d'être rappelé, si besoin, par l'hôte en cas de grosse baston. Bref, si l'on regrette l'absence de mode online, le multijoueur de Dragon Quest IX reste solide et extrêmement bien pensé. Reste à  voir s'il connaîtra le succès chez nous, les joueurs occidentaux étant peu habitués à  se réunir autour de quatre consoles portables, contrairement aux Japonais.



G.L.L.O.Q.



Qu'importe, Dragon Quest IX reste une expérience largement savoureuse en solo, d'autant plus que la durée de vie est au rendez-vous. La quarantaine d'heures de jeu est garantie et encore, sans s'attarder sur les nombreux à -côtés. Entre le farming sans fin pour mettre au point la recette ultime grâce à  l'alchimie, les quêtes/défis proposées par les PNJ ou encore l'inévitable chasse aux mini médailles, il y a largement de quoi rentabiliser l'achat. Et le scénario dans tout ça ? Comme d'habitude avec la série, ne vous attendez pas à  une trame d'une profondeur abyssale. Vous êtes un ange échoué sur Terre suite à  un mystérieux séisme. Sans vos ailes, difficile de retourner dans l'observatoire céleste, il va donc falloir jouer l'humain et rassembler suffisamment d'énergie pour remettre en marche une locomotive divine et surtout volante. Ce début d'intrigue, gentiment désuet, permet surtout de profiter de l'ambiance colorée et naïve propre à  la série. Pas de miracle de ce côté : les fans rentreront dans l'univers avec délectation, tandis que les joueurs trop terre-à -terre (comme un certain collègue que je ne citerais pas, appelons-le Kevin B.) passeront leur tour avec dédain. On progresse donc dans le scénario via une multitude de sous-intrigues, souvent très bien écrites et poignantes. Les thèmes traités sont d'ailleurs étonnamment sombres, abordant sans complexe la mort, la maladie ou la xénophobie. Mais le tout reste enrobé d'une couche d'humour bien sentie, si bien que l'on n'a jamais l'impression d'avoir affaire à  un titre qui se prend trop au sérieux. Notons à  ce propos l'excellente traduction française, qui a su interpréter avec brio les nombreux jeux de mots.



Chasse, baston et tradition



Dragon-Quest-9-90880Si l'on évoque au début du texte la modernisation de ce nouvel épisode, ce n'est pas uniquement concernant la création d'avatar. Une multitude de petits détails ont été modifiés pour rendre l'expérience de jeu plus fluide, moins frustrante. Parmi ceux-ci, le plus flagrant reste la disparition des combats aléatoires. Vos ennemis sont désormais visibles à  l'écran, si bien que vous pouvez, la plupart du temps, décider d'engager ou non l'assaut. Certaines bestioles n'hésitent cependant pas à  vous courir après, alors que d'autres continuent tout de même d'apparaître aléatoirement (sur la mer). Véritable ouragan dans le gameplay historique de la série, cette « nouvelle » façon d'aborder les combats fait un bien fou et offre une plus grande souplesse dans la progression. Bref, un petit pas pour les développeurs, mais un grand pas pour le plaisir du joueur. Une fois en combat, en revanche, on retrouve instantanément ses habitudes. Pas de temps réel ou d'Active Time Battle, le tour par tour est roi, même s'il connait quelques petites nouveautés. C'est le cas avec les combos de coups du même type qui permettent d'augmenter les dégâts ou encore des coups de grâce, un pouvoir spécial propre à  chaque classe qui peut se déclencher après avoir reçu un certain nombre de coups. On ne s'en plaindra pas, car ce système de jeu vieux comme la NES a le mérite d'offrir au joueur tout le temps nécessaire à  la réflexion. D'autant plus qu'ici, un soin particulier a été apporté à  la mise en scène. Alors que l'on effectue ses choix sur l'écran du bas, l'affichage supérieur voit nos héros virevolter avec grâce, mouvements de caméra à  l'appui. Il est donc loin le temps de la vue subjective accompagnée de quelques lignes de textes. Question gain d'expérience, DQ 9 reprend les grandes lignes du huitième épisode, avec des points de compétence à  répartir dans quelques spécialités et un apprentissage automatique des sorts. Vous pouvez en revanche changer de carrière à  tout moment, au prix d'un retour au niveau 1 cependant.



La beauté du paradis



Pour finir, évoquons le plus évident lorsque l'on zieute captures d'écran et vidéos : oui, c'est beau. Les capacités 3D de la DS sont poussées au maximum, si bien que l'on doit faire avec quelques saccades impromptues, notamment lorsque les quatre aventuriers sont réunis. Rien de bien méchant cependant et il faut bien avouer que nous sommes sûrement face à  la plus belle 3D de la machine. Les musiques envoutantes de Koichi Sugiyama accompagnent merveilleusement cette opulence visuelle, si bien que Dragon Quest IX devient rapidement un festin pour les sens. C'est donc sans surprise qu'il s'impose comme l'un des meilleurs (si ce n'est le meilleur) RPG de la machine. Tout dépendra cependant de votre sensibilité à  son ambiance, quasi inchangée depuis le début.

Avis des joueurs : Test de Dragon Quest IX

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