Non vous ne rêvez pas, Final Fantasy IV a une nouvelle fois le droit à une nouvelle déclinaison. Originellement sorti en 1991 sur Super Nintendo, le titre a entre autres été aperçu sur Game Boy Advance, WonderSwan Color, PlayStation et, il y a maintenant presque trois ans, sur Nintendo DS, à la faveur d'une version (controversée) entièrement réalisée en 3D. On aurait d'ailleurs pu penser que les remakes ou ressorties du jeu s'arrêteraient là , avec cette très jolie adaptation. Mais Square Enix a d'abord donné suite à son mythique RPG sur WiiWare, avec Final Fantasy IV : Les Années Suivantes (après avoir existé sur téléphone portable). Comme son nom le laisse deviner, le titre nous narre le devenir des personnages de ce quatrième volet ainsi que celle de leur descendance. Oubliée la 3D, le titre reprend l'esthétisme du jeu 16-bits de l'époque dans un pur trip old-school. De fait, on interprèterait presque la sortie de Final Fantasy IV : The Complete Collection comme un désaveu de la version DS. Comme une manière de dire que la vraie version de Final Fantasy IV, celle qui compte vraiment, c'est celle-ci.

Back to old-school
Une chose est sûre, pour profiter totalement de l'histoire de Final Fantasy IV, ce « remake » PSP s'avère forcément le plus complet, et donc le plus indispensable pour les fans. En plus de proposer le titre original, on trouve en effet sa suite Les Années Suivantes mais aussi un épisode inédit, nommé Interlude, lequel sert à faire la transition entre les deux époques. L'intérêt de cette Interlude réside exclusivement dans son scénario puisque, bien évidemment, l'univers reste inchangé. Quelques années ont passé depuis la fin de FF IV (qu'il est conseillé d'avoir terminé pour ne pas se sentir largué) et on retrouve Cecil (au niveau 30) alors que d'étranges rêves viennent perturber son sommeil. On n'en dévoilera pas davantage mais le côté nostalgique s'avère imparable pour les fans qui retrouvent ici leurs héros, des musiques intemporelles et un système de combat au tour par tour en semi-temps réel indémodable (bon, les combats aléatoires, c'est plus difficile d'y revenir). A noter une petite nouveauté appréciable dans ce chapitre, l'auto-attack qui permet de passer en mode automatique et d'accélérer des affrontements basiques (à déconseiller contre des Boss donc).

Version définitive ?
Pour le reste, chaque titre (que l'on peut jouer indépendamment l'un de l'autre) bénéficie d'une jolie refonte des graphismes avec des personnages et des monstres plus fins, mais aussi des effets spéciaux retravaillés (les sorts lancés). Même les menus, en français comme l'ensemble du jeu, jouissent d'avatars redessinés. De fait, tout ce qui a été conservé de l'époque ressort davantage (les déplacements sur la carte) mais le déséquilibre apparaît malgré tout minime. A noter aussi que dans Final Fantasy IV, on peut choisir d'écouter les musiques originales ou celles réarrangées. Tout a été fait pour le plaisir des fans et surtout pour que ces derniers ne se sentent pas trahis. Dès lors, difficile de reprocher à Final Fantasy IV d'accuser le poids des années puisque c'est précisément sur ce décalage que repose la proposition du développeur avec ce titre. Si ce dernier a connu autant de déclinaisons, c'est aussi parce que c'est le premier Final Fantasy véritablement remarquable mais aussi l'un des plus influents. Il a notamment posé les bases de l'Active Time Battle, qui aura été par la suite repris dans un nombre incalculable de titres, en plus d'être le premier épisode à accorder une réelle attention aux personnages à travers un scénario passionnant. Et sur ces points, le titre n'a pour ainsi dire pas pris une ride.


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