Dans la grande tradition des jeux adaptés de films d'animation, Souris City fait plus office de Mickey “Mouise” que de super-rongeur. Collant plus ou moins au long-métrage, le joueur dirige tour à tour Roddy St James (aristocrate perdu dans les égouts après un accident de cuvette), Rita (voleuse franche et rebelle) et le Jammy Dodger, le bateau de Rita. Si les phases à bord de ce dernier apportent un peu d'air frais, le reste de ce jeu de plateforme sonne creux, et se résume presque à sauter des obstacles dans des niveaux peu inspirés. Roddy et Rita n'offrent, d'ailleurs, aucune différence de prise en main. Seule variante : l'un fait tournoyer une canne pour planer légèrement tandis que l'autre se sert d'un grappin pour se suspendre à des anneaux. Clairement destiné à un jeune public, avec une jouabilité basique et une construction déjà vue maintes fois, Souris City réserve cependant quelques pièges. Car si la difficulté est minime –les ennemis sont mollassons –, on y meurt beaucoup en raison d'une caméra capricieuse et du manque de précision des commandes qui rendent les plateformes traîtresses. De même, l'essentiel de l'aventure se déroulant dans des égouts aux décors sombres et ternes, certains passages deviennent difficiles à localiser et à surmonter. Des obstacles de taille pour le bout de chou qui tient la manette.
Il est donc loin le plaisir éprouvé devant le film, l'ambiance du jeu ne lui rendant pas vraiment justice malgré des répliques rigolotes mais répétitives. D'ailleurs, les scènes tirées du long-métrage cèdent ici la place à des images fixes. Encore une adaptation de film d'animation qui se fond dans la masse, offrant un jeu bien fade.


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