Même dans nos rêves les plus fous, on n’aurait jamais pu imaginer que les studios Ghibli se lancent un jour dans le jeu vidéo. La nouvelle est d’autant plus jouissive que la société Level-5 se trouve derrière le développement du jeu. Une association qui n’est pas sans rappeler celle de Disney et de Square Enix à l’époque de Kingdom Hearts. Bref, un fantasme de plus devenu aujourd’hui réalité ! Alors que la musique de l’écran titre joue à peine ses premières notes, celles-ci nous plongent déjà dans l’univers magique des films du studio Ghibli et plus particulièrement ceux du grand Hayao Miyazaki. C’est donc déjà l’esprit un peu envouté que l’on découvre un jeu traduit en français dans lequel vous avez la possibilité de choisir les voix en japonais (l’autre choix étant l’anglais). Un luxe plutôt rare, qui mérite d’être souligné.
Salagadou la magicabou la bibidi babidi boum!
Dès les premières minutes, la magie Ghibli opère. Le titre débute par une animation somptueuse, qui n’a rien à envier aux productions du studio. Certes on est quand même en-dessous de grosses productions telles que Le château ambulant ou dernièrement Arrietty, mais d’une qualité semblable au film Ponyo sur la falaise. Des animations qui d’ailleurs reviendront régulièrement parsemer l’aventure. Il faut dire que chaque cinématique se savoure comme un petit bonus et nous pousse à avancer rapidement afin de découvrir la suivante. Malheureusement si celles-ci sont nombreuses au début de l’histoire, elles se feront de plus en plus rares par la suite et c’est bien dommage ! Mais bon là on pinaille un peu car c’est déjà très bien.
Harry Potter et le studio Ghibli
Dans Ni no Kuni, vous incarnez donc un jeu garçon, Oliver, qui vit tranquillement avec sa maman dans la charmante ville de Motorville, jusqu’au jour où celle-ci décède après lui avoir sauvé la vie. Enfermé depuis plusieurs jours dans sa chambre, Oliver est inconsolable et se met à verser des larmes sur une peluche confectionnée par sa maman. Ces larmes ont pour conséquence de lever une malédiction qui transforme aussitôt la peluche en une petite créature bien vivante nommée Lumi. Malgré son apparence un peu particulière, celui-ci (car oui Lumi est un mâle) lui explique que c’est une fée venant d’un monde parallèle et qu’il a besoin de lui pour sauver son monde. Afin de convaincre le jeune garçon de partir à l’aventure, Lumi explique à Oliver qu’il pourra peut-être sauver sa maman puisque l’âme sœur de celle-ci est en vie dans son monde mais malheureusement prisonnière d’un sorcier maléfique. Et tel un jeune Harry Potter, notre apprenti va se laisser guider par son nouvel ami afin d’apprendre tout ce qui concerne la magie. Et ainsi devenir un grand magicien et mettre fin aux agissements de Shadar, le fameux sorcier maléfique. Pour cette aventure, Oliver se voit donc confié un grimoire où sont répertoriées de nombreuses informations concernant le monde de Ni no Kuni, son environnement, la magie, l’alchimie et encore d’autres particularités relatives à cet univers. Au cours de son périple il découvrira de nouvelles pages, qui lui permettront d’apprendre de nouveaux sorts ou même de nouvelles histoires sur ce monde parallèle. C’est donc muni d’une baguette magique et accompagné de la fée Lumi qu’Oliver va enfin pouvoir débuter l’aventure, et affronter son premier adversaire après une heure de jeu et d’explications à rallonges. Car autant vous le dire dès maintenant, le jeu est long et lent, mais il est tellement passionnant qu’au final on s’en moque un peu.
Stargate Universe
Après avoir créé un portail magique, Oliver débarque donc dans ce nouveau monde. Mais il pourra, quand cela sera nécessaire, retourner dans sa ville d’origine car les deux mondes sont liés. Il vous faudra par exemple trouver les âmes sœurs de certains personnages dans le monde réel pour obtenir des informations qui débloqueront certaines situation dans l’autre monde. Des interactions intéressantes mais qui n’apportent au final pas grand-chose. Car même si l’histoire de Ni no kuni semble intéressante, le déroulement du jeu, quant à lui, l’est beaucoup moins. Dans la pure tradition du RPG japonais, vous devez systématiquement faire de nombreux aller-retours afin de trouver un objet, ou bien avoir une autorisation de tel personnage pour ouvrir un coffre et partir à l’aventure … Bref vous l’aurez compris : du grand classique. Alors soit on aime et on retrouve la nostalgie de nos anciens titres préférés, soit on déteste mais on poursuit quand même l’aventure car la magie est toujours bien présente (ND Beb : donc on n'a pas le choix, on continue quoi!). Le jeu est également très linéaire et tout ce que vous devez faire est indiqué à l’écran. Même le lieu où vous devez vous rendre est signalé par une étoile. Une option bien évidemment désactivable, qui ne rend pas pour autant le jeu plus difficile. Avouons que c’est plutôt agréable de temps en temps de se laisser porter et de ne pas se prendre la tête à tourner en rond pendant 4 heures pour trouver un indice.
Fighting Spirit
Oliver évolue sur une carte du monde où les ennemis sont visibles, à la manière d’un « Tales of ». La difficulté est plutôt bien dosée puisque selon votre niveau les ennemis que vous rencontrez vous poursuivent ou bien vous fuient. Plutôt pratique lorsque vous devez retourner dans des zones à faible niveau, cela vous évite de vous taper des combats inutiles. En parlant des combats justement, Ni no Kuni n’invente rien et reprend le système d’autres RPG. Comme dans Final Fantasy 12 ou Xenoblade, ils se déroulent en semi-temps réel, c’est à dire que vous avez la possibilité de vous déplacer librement dans l’arène de bataille et le temps s’arrête dès que vous choisissez une action. Vous avez donc le contrôle d’un personnage, que vous pouvez changer à tout moment, tandis que vos compagnons de route sont eux gérés par l’ordinateur. Et comme dans un Tales of (décidément) vous pourrez leur assigner des actions de bases comme par exemple une priorité au soin ou en attaque. Durant le combat le personnage que vous contrôlez peut attaquer, lancer de la magie ou un pouvoir quelconque, se défendre ou bien changer de tactique ; mais également faire appel à un familier qui combattra à sa place pendant un certain temps. Car même si Oliver est plutôt bon en magie, il faut avouer que le corps à corps n’est pas forcément son truc. C’est pour cela que vous aurez tout intérêt à utiliser vos familiers pour combattre à votre place, comme dans Pokémon. De la même manière, vous devez chouchouter ces petites bêtes afin de les faire évoluer. Pour cela il faut déjà les capturer et les attribuer à l’un de vos personnages sachant que chaque personnage peut en avoir 3 au maximum. Chaque familier gagne de l’expérience au fur et à mesure des combats, et certaines pâtisseries que vous leur donnez leurs permettent d’améliorer certaines capacités comme l’attaque ou la magie. Vous pouvez les équiper en armes et en armures mais également les faire évoluer grâce à des perles que vous trouverez au cours de votre parcours. Une véritable ménagerie ambulante. Un peu contraignant pour les non-initiés, ce système a clairement pour but d’attirer un public plus jeune.
C'est dans les vieux pots qu'on fait les meilleurs soupes
Jouer à Ni no Kuni procure un sentiment de déjà vu, car le jeu n’invente au final pas grand-chose. On retrouve un système de quêtes annexes, des marchands d’objets et d’armes qui ont toujours la même tête, peu importe la ville où vous vous trouvez, une mise en scène dirigiste, et même les discussions nous sont familières. Mais comme on vous le dit depuis le début, peu importe puisque la magie opère et que celle-ci nous fait oublier tous les défauts que peut avoir le titre. Car c’est un fait : le jeu est beau, les décors sont variés et féériques et l’atmosphère enchanteresse ! Ghibli a vraiment bien rempli sa part du contrat. Et n’oublions pas la musique composée par le grand Joe Hisaishi connu pour avoir travaillé sur la plupart des films de Miyazaki, tout simplement superbe. Même si certains critiqueront le thème des combats qui peut effectivement être un peu redondant, mais ce n’est encore une fois qu’un détail.




PS4 : ça sent TRES bon pour 2013
Xbox One : authentification régulière et contrôle de l'occasion
Xbox One : Retour sur la présentation
Occasion et connexion obligatoire : Microsoft change de discours
Donkey Kong Country Returns 3D
Console PS4 Sony - Console Playstation 4 Sony - Prix provisoire – Précommande garantie au prix de lancement
Console Nintendo 3DS XL - bleue + noire
A ne surtout pas rater,pour ceux qui se disent amateurs du genre,les autres découvriront un jeux aussi fabuleux…Lire l’avis